Le retable

Savoureux retable du maitre autel, bois polychrome

Classé au titre des Monuments Historiques (arrêté du 25 janvier 1977)

« FAICT PAR YVON ALLAIN DIT GOASMAT LORS FABRIQUE 1666 »

  • Groupe homogène, bien daté, ton en bois naturel, ce qui est rare en Bretagne.
  • Ensemble en chêne sculpté : 4 colonnes torses sculptées (couvertes de vignes, de raisins, et de toutes espèces de bêtes), petits anges…
  • Baroque à cause de ses colonnes torsadées.

Au XVIe une nouvelle conception et composition du retable vont émerger :

« désormais ce meuble va servir à diffuser la « contre-réforme » définie par le Concile de Trente (1545-1563). Il s’agit de rétablir la discipline dans le clergé, de lutter contre les abus dans l’église et de combattre les hérésies prêchées par LUTHER depuis 1515 et qui s’attaquent principalement à la messe, à la Présence réelle, à la Sainte Vierge »[1] 

Au XIVe ou XVe développement du culte des saints et de Marie, « la sainte Vierge », intercesseurs auprès de Dieu, plus accessibles aux hommes que le Christ, lui-même, plus divin qu’humain, aux yeux des fidèles[2].

Le culte de la Vierge très tardif en France n’a vraisemblablement été introduit en Bretagne que par les religieux bernardins de Bégard, et ses progrès auraient été fort lents.[3]

L’iconographie tourne autour de Marie, Itron Varia, Notre Dame, à laquelle la chapelle est dédiée :

Tableau central (1661?)

Il représente la Nativité de Jésus, l’adoration des bergers. Ce tableau est l’illustration de l’adoration des bergers, telle que racontée par l’évangéliste Luc Chapitre 2 versets 6 à 20. On y retrouve Marie et Joseph à droite, Jésus « emmailloté et couché dans une mangeoire » les bergers à gauche, l’ange du Seigneur.

2 statues de Marie

Marie choisie médiatrice et associée à la Rédemption de son fils, dont elle a porté la chair et le sang.

  • L’une en majesté (à gauche), nouvelle Ève,
  • L’autre (en haut au milieu) médiatrice auprès du Père,

1 statue de Jean l’évangéliste (à droite)

Le disciple que Jésus aimait.

En hauteur

  • Le Père éternel,
  • Le Saint Esprit sous la forme d’une colombe,

[1] Michel de MAUNY Compendium ou  historique abrégé du retable, dans Société d’Émulation des côtes d’Armor, histoire et archéologie Tome CXXXI mémoire de l’année 2002 –éd. Yann PRUD’HOMME -SAINT BRIEUC

[2] Léon DUBREUIL « Les chapelles de TREBEURDEN » Société d’émulation des Côtes du Nord TLXXX-1950-51 p.109

[3] Ibid., p.122, citant Émile Male : L’art religieux au XIIIe en France.

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