Dates de confortations et restaurations connues

1822

Restauration par Jean PRIGENT, maître maçon.

1959

Réfection totale de la charpente (suppression de l’ancienne charpente en coque inversée de bateau, mise en place charpente triangulée), réfection de la couverture, en belles ardoises mélangées de LOCQUIREC et de SIZUN – et regrettable dégradation du jetis intérieur chaulé mise en place du jointoiement en ciment des pierres – voir lettre de protestation de l’Architecte des Bâtiments de France au Maire de Trébeurden…

Après 1965

Suppression de la table de communion – modification post conciliaire.

2006

  • Début de l’Association Les Amis de la chapelle de Pen Vern, visites commentées, organisées.
  • Rétablissement du Pardon, dernier dimanche de mai (mois de Marie) ou premier dimanche qui suit l’Ascension.

2009/2010

  • Restauration du tableau central du retable (voir compte-rendu de visite à l’atelier : Ballade à NANTES).
  • Restauration du retable et de ses statues.

2016/2016

Restauration du petit panneau Jésus en Croix avec Marie et Jean, et  des statues (aile côté Nord).

2019/2021

  • Restauration de la charpente, habilement allégée, et réfection de la couverture.
  • Restauration de l’installation électrique.

Les repères historiques

La Chapelle de Penvern est située à la limite entre Trébeurden et Pleumeur-Bodou, en bordure du ruisseau de Kerhuel, pas loin de la mer, route de Kervénégan.

Elle est dédiée à Notre Dame, en breton Itron Varia Gwir Zicour – Dame Marie du Vrai Secours.

Appellation : Notre Dame de PENVERN ou encore Notre Dame de Penvern-Citeaux.

Lieu de culte ancien, sans doute fondé par les moines Cisterciens de Bégard, on vient y prier Marie, Itron Varia Gwir Zicour, Madame Marie du Vrai Secours.

Témoignage d’Alice Grall – en 2007 – ancienne gardienne des clefs de la Chapelle : « Au mois de mai, ma grand-mère, puis ma mère, fleurissaient la statue d’Itron Varia Gwir Zicour ! ».

Dates d’édification : 17ème siècle, 1640 ou 1646

L‘édification de la chapelle que nous admirons aujourd’hui date de 1640 ou 1646, d’après une inscription sur le campanile. Le dernier chiffre est partiellement effacé par l’érosion et les intempéries.

Un oratoire l’aurait précédée dès 1300. Dans la construction quelques parties remontant au XIVe.

Explications des dévotions en ce lieu depuis le XIIème, 1300

Ce serait le miracle de la guérison d’une jeune fille percluse, ne pouvant travailler aux champs, qui venait prier Notre Dame auprès de la fontaine. Ce lieu sacré a une longue histoire, magnifiée dans une ancienne Gwers (chant) en quarante-quatre couplets « Gwers an Itrôn Varia Penvern. ». 

Citation extraite de « Les pardons et les pèlerinages du pays de Lannion et de Tréguier » par l’abbé Guillotin de Corson. p.59. Nous n’avons pas réussi à trouver cette Gwers.


Une bergère de la Paroisse de Trébeurden, dont les membres étaient contournés, aperçut non loin d’une source sur les limites de la paroisse de Pleumeur-Bodou, une image de la Vierge devant laquelle elle s’inclina humblement, demandant par l’intercession d’Itron Varia, mère de notre Divin Sauveur, la guérison de ses infirmités. Sa prière fut agréable au Seigneur et ses membres reprirent à l’instant leur force et leur souplesse.

Frappés par ce prodige, les habitants de Trébeurden élevèrent un oratoire à la Sainte Vierge et y placèrent la bienheureuse image.

D’autres miracles s’opérèrent en ce lieu : des malades y recouvrèrent la santé, des sourds entendirent, des boiteux marchèrent droit, et des aveugles virent la lumière.

Des pèlerins affluèrent de toutes part et 3 ans après on construisit une chapelle.

«  Ce ne sont pas seulement les hommes qui éprouvent les bienfaits de Notre Dame de Penvern les bêtes même sont l’objet de sa protection, souvent elle a rendu à la santé des animaux malades ou fait ramener à leurs propriétaires des bêtes égarées ou tomber dans des précipices.  « La Gwers fait remonter l’érection de la chapelle à l’an 1300, et il fait honneur de sa construction aux habitants de Pleumeur et à ceux de Trébeurden.


Une autre Gwers intitulée An Itron Varia Benwern, raconte l’histoire de trois jeunes gens de Penvern, pêchant la morue entre l’Ile Rouzik et les Méloines, poussés par le vent vers Terre Neuve ( ?), fait prisonniers par des pirates barbaresques, des « Turcs » dit le texte breton. Ils prièrent Marie, An Itron Varia Benwern, le jour du Pardon de Penvern, le dimanche qui suit l’Ascension, et recouvrèrent la liberté !

Voir le texte traduit par Eugène Teurnier, – alors recteur de Trégastel – en 20010 – et l’excellent commentaire d’Yves Jézéquel et Daniel Giraudon.