Dans un article du 07/03/2025, la presse régionale (Bretagne : ce chef-d’œuvre miraculeusement retrouvé à Paimpol a besoin de votre vote pour être sauvé) nous informe qu’un tableau, l’adoration des mages, a été retrouvé dans un local du presbytère de Paimpol. Une recherche de financement est en cours pour tenter de rénover cette œuvre sans doute inspirée par une gravure réalisée par Jacopo Bassano (1510-1592).
Né dans les environs de Venise, Bassano a peint une « Adoration des bergers » entre 1545 et 1547 qui a inspiré nombre d’artistes, dont celui qui a peint ce tableau de Paimpol.
A Penvern, « L’Adoration des bergers » présentée dans le retable, peint par Thomas Leclerc dans les années 1660 est manifestement aussi inspiré par Bassano. Curiosité, on remarque sur les deux tableaux, celui de Paimpol et celui de Penvern, comme d’ailleurs sur l’original de Bassano, l’existence d’un personnage manifestement d’une époque plus récente que celle de la nativité, soulevant son chapeau comme pour un salut aux visiteurs.
PaimpolPenvern (Leclerc)Original (Bassano)
L’une des hypothèses avancées sur la présence de ce personnage serait qu’il soit une représentation du peintre lui-même, Jacopo Bassano.
Les voeux de l’association des Amis de la chapelle de Penvern
Chère amie et cher ami de la chapelle de Penvern,
L’année 2025 fut pour notre association une année de nombreux accomplissements.
Nous avons commencé les travaux de restauration de l’enclos de la chapelle. Vous avez été très nombreux à nous témoigner votre satisfaction de retrouver ce mur debout.
Nous nous retrouvions à la chapelle cet été autour de plusieurs musiciens ; la musique indienne de Mantra, les Zazous et le silence des poissons, la musique celtique d’Endro, l’accordéoniste Bogdan Nesterenko accompagné de son « Bayan » Ukrainien, le duo Mouret-Kiani et les œuvres de François Francoeur, le flamenco-lyrique du Trio Zorongo, le festival de Cordes en Trégor, le baroque de Fiamma & Foco et enfin le concert de Noël avec les deux chorales Rive Gauche Lannion et Sabor Hispano Americano. Cette diversité musicale démontre l’ouverture de notre chapelle aux musiques du monde.
Certains de ces concerts se sont mariés avec les couleurs du peintre Ramine. Il illuminait en juillet et août notre chapelle de ses toiles marines. Une conférence sur les phares du Trégor faisait également salle comble.
Travaux, concerts, exposition, conférence, nous n’aurions pas rencontré ces succès sans la confiance de la Paroisse et de la Mairie, nous les remercions chaleureusement.
Mais le plus beau fut, sans aucun doute, que non seulement vous ayez été très nombreux à ces rendez-vous, mais que vous soyez également de plus en plus nombreux à nous aider en adhérant à l’association. Nous vous remercions, vous les nouveaux adhérents de votre envie de participer, mais également les plus anciens de votre fidélité, car sans vous tous, aucune de ces activités n’aurait de sens.
L’année 2026 s’annonce déjà très belle. Plusieurs musiciens s’inscrivent dans un nouveau programme de concerts et nous espérons de nouvelles expositions. En plus des ouvertures de la chapelle les samedis après-midi, nous enrichirons encore les visites autour du sujet « histoire du hameau de Penvern » et un nouveau thème le jeudi matin « Le retable de Penvern et le siècle de Louis XIV ».
Les renseignements sur ces futurs évènements seront disponibles sur notre site internet Les Amis de la chapelle de Penvern, qui ne cesse de se rendre plus agréable et performant, ainsi que dans les lettres d’information que vous recevrez par courriel.
Toute l’équipe du bureau et les guides de l’association espèrent vous revoir très bientôt à la chapelle et tous se joignent à moi pour vous souhaiter une excellente année 2026.
CHARLES LE GOFFIC, né en 1863 à Lannion, où il est décédé en 1932, est un poète et romancier dont l’œuvre célèbre la Bretagne. Il a donné son nom à un collège de Lannion, mais de nos jours, même en Bretagne, même sur la Côte de Granit Rose, où il vécut son enfance, puis tous les étés lorsqu’il fut devenu adulte et qu’il vivait l’hiver à Paris, il est peu lu et peu connu.
Pourtant son roman Le Pirate de l’île Lern, publié en 1912, puis en 1918, est palpitant, mêlant réalisme, fantastique et enquête policière. Notre Dame de Bon-Secours est l’héroïne tutélaire de l’histoire que vivent les personnages dans cette œuvre
Sa chapelle, à Penvern, est le lieu essentiel où se déroulent les évènements dramatiques et angoissants des quatre premiers chapitres du récit. Il commence par une description de la chapelle telle qu’on pouvait la voir au début du vingtième siècle, ou telle que l’a vue Charles Le Goffic.
Notre-Dame de Bon-Secours, en Penvern, habite dans les glaïeuls, sous la feuillée, au bord d’un ruisseau qui descend à la mer et que la mer remonte deux fois par jour. A peine si l’on s’aperçoit de cette visite du flux, tant elle est discrète et marquée seulement par un léger bruissement des herbes. Le flot ne veut que saluer Marie. Dès qu’il a baisé le pied de sa chapelle, il s’en retourne vers les grands horizons.
Celui qui connaît la chapelle peut s’étonner qu’elle soit décrite « sous la feuillée ». Mais des représentations anciennes nous montrent qu’autrefois des arbres élevés se trouvaient devant l’entrée de la chapelle, la plaçant dans un berceau de verdure.
Carte postale
Le premier chapitre nous plonge immédiatement dans une atmosphère angoissante. En pleine nuit, le recteur de Pleumeur-Bodou a envoyé son sacristain prévenir les foyers de Pleumeur et de L’Ile Grande qu’une messe des morts va être célébrée à la pointe du jour dans cette chapelle.
Brusquement, en pleine nuit, la nouvelle s’était répandue, sur la côte et dans les îles que la mer venait de rendre un de ses prisonniers […] Mais la nouvelle avait surtout retenti au cœur de neuf familles cruellement éprouvées, l’année précédente, par la perte, corps et biens, d’un brick baleinier, « L’Aimable Elisa », que commandait le capitaine-armateur Jacob Stilling-fleet de Gravelines, (Nord) et dont un tiers de l’équipage appartenait à la région de Penvern et de L’Ile Grande.
Le miraculé a fait vœu de rester inconnu de l’assistance tant que n’aura pas été célébrée cette messe des morts. Voici ce qu’il a révélé, la tête cachée dans un sac, au recteur de Pleumeur.
L’Aimable Elisa ne s’est pas perdue au large des Açores, mais tout près d’ici, presque à son entrée dans la Manche, le 8 septembre, vers les deux heures du matin. Sur les trente-deux hommes de l’équipage, il n’en restait plus que onze, y compris le capitaine, et, par surcroît de malchance, trois de nos camarades furent enlevés par un paquet de mer. […] A ma sortie de l’hôpital, je me suis rappelé le vœu que nous avions fait, les survivants de L’Aimable Elisa et moi, si la Sainte Vierge nous tirait du pétrin, de ne pas nous déclarer à nos familles avant d’avoir assisté, en leur présence, à une messe pour le repos de l’âme de nos camarades enlevés dans la nuit.
Ainsi démarre le roman qui se déroule ensuite essentiellement à L’Ile Grande, et en particulier, à l’île Lern, appelée aujourd’hui l’île du Renard, îlot désolé que l’on peut voir depuis la LPO de L’Ile Grande, tout près de l’île Aganthon (ou Canton).
Castel Erek sur l’Ile Grande, mentionnant le roman de Charles Le Gofficl’île Renard, autrefois nommée Lern en Breton, qui a inspiré Charles Le Goffic
Il s’agit certes d’un roman, mais dont l’histoire a sûrement été inspirée à Charles Le Goffic par les légendes de marins miraculeusement sauvés et venus remercier Notre-Dame de Bon-Secours. Elle rappelle aussi la dévotion dont les marins et leurs familles faisaient preuve envers elle, ce dont témoignaient les nombreux ex-voto présents autrefois dans la chapelle de Penvern.
L’assemblée générale de l’association « Les Amis de la Chapelle de Penvern » s’est tenue à la chapelle ce lundi 18 août.
Ce fut l’occasion de rappeler les grands évènements qui se sont déroulés au cours de l’année 2024, et même de passer en revue ceux, déjà nombreux, organisés dans les premiers mois de 2025.
Les nombres d’adhérents et de visiteurs en hausse montrent que les actions menées permettent de faire partager ce joyau du patrimoine religieux breton à de plus en plus de monde.
La première partie des travaux de rénovation de l’enclos de la chapelle avancent rapidement à Trébeurden sous un soleil toujours azur.
Vous pouvez visualiser cette évolution en cliquant sur ce lien du site internet de la chapelle et vous verrez apparaître la page consacrée au journal de travaux.
L’entreprise Roncoroni représentée par Eflam est venue sur le chantier qui devrait démarrer en avril prochain. C’est Patrick Lissilour qui sera chargé du terrassement.
L’enclos de pierres est en effet en très mauvais état.
Le muret très dégradé
Deux articles sont parus sur le sujet dans la presse locale.
L’année 2025 est entammée et s’annonce déjà excitante. Comme l’indique notre président dans son courrier nous espérons vous voir nombreux comme visiteurs, si possible adhérents et, nous l’espérons, disponibles pour venir renforcer l’équipe des guides bénévoles.
Un petit brin de soleil pour une fin de saison pas très favorable au niveau de la météo, ce qui n’empêche pas ces six amies venant du Nord de marcher sur le GR34. Elles ont « laissé » leurs maris à la maison et s’arrêtent pour visiter la chapelle dans la joie et la bonne humeur.
En feuilletant le livre d’or papier mis à disposition dans la chapelle on se retourne sur treize années de visites et d’impressions laissées par nos visiteurs. Les appréciations sont en diverses langues, français bien sûr, mais aussi allemand, néerlandais, breton…
Elles marquent la satisfaction de tous devant la découverte de ce trésor du patrimoine religieux breton. On trouve aussi d’émouvantes prières à Marie, Sainte patronne de Notre-Dame de Citeaux qui inspire souvent sa spiritualité aux visiteurs.
En voici quelques bonnes pages.
Nous avons désormais aussi un livre d’or numérique disponible ici :