Rénovation du tableau de l’Adoration des Bergers du retable de Penvern

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La chapelle a accueilli la conservatrice-restauratrice Kiriaki Tsesmeloglou qui a travaillé deux jours (19 et 20 juin) sur le tableau de l’Adoration des Bergers.

Elle est à la tête de « l’Atelier K » de Nantes et a participé à une première rénovation de ce même tableau en 2008 par l’atelier Ruel-Tsesmeloglou, qu’elle anime désormais seule. C’est donc une heureuse circonstance qu’elle soit de nouveau appelée sur ce tableau, presque 20 ans plus tard. Elle en connaissait déjà presque tous les secrets et a pu pratiquer une magnifique restauration de la toile qui était altérée par le « chanci » qui altère le vernis, lui donnant un aspect blanchâtre. Le tableau a maintenant retrouvé ses éclatantes couleurs d’origine.

Lire aussi le compte-rendu de la rénovation de 2008


Diplômée en Conservation-Restauration de l’École Supérieure d’Art d’Avignon (ESAA) depuis 1992 et après cinq années d’étude, elle est habilitée musées de France et possède également l’agrément du ministère de la Culture Grec qui lui permet de participer à des missions sur des collections d’icônes en Grèce. Elle travaille en ce moment sur la restauration d’icônes au Musée du Louvre à Paris.

Elle a détaillé à un auditoire attentif l’histoire du tableau et sa méthode de travail au cours de l’interview à visionner ci-dessous.

Mme. Tsesmeloglou a aussi partagé avec nous sa passion pour ce métier si singulier. Dès l’enfance elle s’est intéressée de près aux fouilles archéologiques mais, le temps passant, c’est vers la conservation des œuvres qu’elle s’est tournée avec pour objectif de travailler à la conservation des tableaux permettant ainsi leur transmission de génération en génération. Quelle noble mission !

Déjà en 2008 l’équipe de l’atelier avait consacré du temps à expliquer son travail à deux membres de l’association qui l’avaient visitée à Nantes. Aujourd’hui encore Kiriaki n’a pas ménagé son temps pour être disponible et répondre aux questions des auditeurs avec beaucoup de pédagogie, y compris celles de la presse qui était présente.

Elle a même revêtu son habit de cosmonaute pour quelques photos, une combinaison qu’elle porte pour la protéger des produits chimiques que son métier lui font manipuler en permanence.

On ne saura trop remercier la Mairie de Trébeurden pour avoir financé cette intervention et Kiriaki pour son enthousiasme et la qualité de son travail. Le tableau est maintenant reparti pour 20 années de visite et de bonheur des visiteurs.

Réponse à une question technique sur les résines utilisées

Les articles de presse

Ouest-France, 23/06/2026
Le Télégramme, 23/06/2026