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  • Concert « Fiamma & Foco » le 28 août 2025 à 20h30

    Concert « Fiamma & Foco » le 28 août 2025 à 20h30

    L’ensemble de musique ancienne FIAMMA & FOCO créé en 2015 en Bretagne par Marta Gliozzi, a donné un beau concert ce soir à la chapelle. La formation était composée aujourd’hui de trois musiciens

    • Marta Gliozzi organiste (orgue positif [au sens où il se pose, au sol en l’occurence]), diplômée du conservatoire de Turin, la ville où elle est née, créatrice de l’ensemble Fiamma & Foco avec la flutiste Elodie Bouleftour, absente ce soir.
    • Armelle Morvan, soprano spécialisée dans la musique du XVIIe siècle, maître de choeur et enseignante de chant au Conservatoire intercommunal de Lannion.
    • Maxime Chevrot, sacqueboutes alto et ténor.

    Le programme était centré sur la musique baroque des XVII et XVIIIe siècles. Des compositeurs connus, et d’autres moins du public non initié. Marta et ses acolytes présentent ceux-ci avant chaque pièce. Cette musique a été écrite à l’époque où la chapelle se construisait. Son interprétation ce soir dans ce lieu est particulièrement émouvante.

    Marta joue un orgue portatif qui fonctionne exactement comme un orgue classique : de l’air soufflé dans des tuyaux. Ceux-ci sont cachés à l’intérieur de la machinerie et une petite souflerie alimentée par l’électricité injecte l’air dans les tuyaux. Le son est doux avec un léger souffle, il apparaît parfait pour porter cette musique baroque.

    La voix d’Armelle est très pure, assortie d’un léger trémolo. Elle s’élève sous la voute de l’édifice en pleine harmonie avec la simplicité de l’orgue. Cette musique baroque est marquée par la sobriété et la méditation, nos trois interprètes ce soir se sont merveilleusement glissés dans ce moule.

    Maxime explique son instrument, la saqueboute, l’ancêtre du trombone à coulisse, au son un peu plus brumeux et étouffé, que son sucesseur, sans doute le fait d’un embout dont la forme a ensuite évolué. Il joue une copie d’un instrument allemand du XVIe siècle. Il n’existe plus de saqueboute originale, le métal dont elles étaient faites ne résistant pas au temps.

    Le tromboniste s’exprime magnifiquement dans une sonate de Vivaldi écrite pour violoncelle et orgue, dont il a transcrit la partition du violoncelle pour saqueboute. L’exercice est difficile et les deux moiuvements rapides de cette sonate le voient développer une virtuosité remarquable.

    Maxime, Marta & Armelle

    Lorsqu’elle introduit Carlo G., très présent au programme de la soirée, Armelle explique que sa musique nous est parvenue du début du XVIIe, intégralement écrite sur partition, ce qui était rare à l’époque. Elle émet aussi l’hypothèse que derrière Carlo pourrait se cacher une compositrice. En effet, le statut de la femme, plutôt contraint en ces temps, ne les autorisait pas à se mettre en avant.

    Quant à Barbara Strozzi (1619-1677) elle fut la première compositrice professionnelle vénitienne à oser revendiquer cette position. C’est donc avec admiration que Fiamma & Foco interprète sont Che si puo’ fare.

    Chaleureusement applaudi par l’audience ce soir, l’ensemble a immédiatement repris la route pour ses concerts des trois prochains jours joués à Quimper, Douarnenez et Carhaix, avant de rallier Turin pour un festival fin octobre.

    Quel plaisir de partager avec des musiciens pleinement engagés dans leur art et qui nous on fait découvrir ce soir avec talent et émotion des pièces de cette musique baroque en plein accord avec l’atmosphère de chapelle Notre-Dame de Citeaux.

    Programme

    « L’âme et le souffle »

    • Carlo G., Mater Jerusalem
    • Girolamo Fresscobaldi, Toccata per l’Elevazione
    • Carlo G., Benchè le stelle
    • Carlo G., Ego dormio
    • Girolamo Fresscobaldi, La Tromboncina
    • Allessandro Grandi, O quam tu pulchra es
    • Carlo G., Sicul Sponsus
    • Giovanni Battista Bovicelli, Io son ferito
    • Barbara Strozzi, Che si puo’ fare
    • Antonio Vivaldi, Sonata V in mi m. RV 40
    • J.-S. Bach – A. Vivaldi, Adagio BWV 593
    • J.-S. Bach, Ich wünschte mir den Tod BWV 57
    • Carl Philipp Emanuel Bach, Trio en ré m.
    • Georg Philipp Teleman, Ich hebe meine Augen auf

  • L’assemblée générale de l’association s’est tenue le 18 août 2025

    L’assemblée générale de l’association s’est tenue le 18 août 2025

    L’assemblée générale de l’association « Les Amis de la Chapelle de Penvern » s’est tenue à la chapelle ce lundi 18 août.

    Ce fut l’occasion de rappeler les grands évènements qui se sont déroulés au cours de l’année 2024, et même de passer en revue ceux, déjà nombreux, organisés dans les premiers mois de 2025.

    Les nombres d’adhérents et de visiteurs en hausse montrent que les actions menées permettent de faire partager ce joyau du patrimoine religieux breton à de plus en plus de monde.

    Le compte rendu de la réunion


  • Concert Festival « Cordes en Trégor » le 12 août 2025 à 20h30

    Concert Festival « Cordes en Trégor » le 12 août 2025 à 20h30

    Le trio composé de Ryo Kojima (violon), Ludovic Levionnois (alto) et Jérémy Garbarg (violoncelle) s’est produit à la chapelle le 12 août à 20h30 pour jouer :

    J.S Bach, Variations Goldberg pour trio à cordes ;
    E. Dohnanyi, Sérénade pour trio à cordes op.10

    Voir aussi

    et

    Cordes en Trégor sur Facebook

    Le site web | Festival de musique de chambre Cordes en Trégor

    Festival Cordes en Trégor (2025)

  • Concert « Zonrongo Trio » le 10 août 2025 à 21h

    Concert « Zonrongo Trio » le 10 août 2025 à 21h

    Le Zorongo Trio a donné un concert ce soir à la chapelle de Penvern.

    Le groupe est une fusion flamenco-lyrique autour des mélodies populaires andalouses ressuscitées de la mémoire collective par l’artiste universel Federico Garcia Lorca. Le Trio de voix, guitare et violon donne libre cours à toute la puissance de la guitare flamenca qui se mêle aux cordes chaudes du violon et exaltant la voix qui se veut tantôt dramatique et nostalgique, tantôt joueuse et espiègle.

    Voir aussi

    La présentation du trio

    https://drive.google.com/file/d/1ntci_BvE2HbpKG75X2EjUrBUuGLHLdmg/view

    Le trio sur Youtube

    https://www.youtube.com/@ZORONGOTRIO


  • L’interview de Marie

    L’interview de Marie

    Alors que nous suivions la visite historique de Penvern et de sa chapelle, l’une des participantes nous a raconté ses souvenirs du lieu.

    Visitez aussi la chaîne de la chapelle

    Youtube


  • Conférence sur les phares de Bretagne le 5 août à 18h

    Conférence sur les phares de Bretagne le 5 août à 18h

    La chapelle de Penvern reçoit cet été le peintre Râmine, observateur des civilisations maritimes et spécialiste des mémoires portuaires, qui expose à la chapelle ses peintures des phares de Bretagne. Dans ce cadre une conférence a été organisée ce 5 août à 18h où Gérard Raoul a incarné la vie dans ces phares.

    Il a fait ses débuts en 1979 aux Phares & Balises en tant que gardien du phare des Triagoz en face de Trébeurden. Par la suite, il a gardienné les autres phares des Côtes d’Armor, notamment le phare des Sept-Îles, les Héaux de Bréhat et les Roches-Douvres,… Avec l’automatisation, il a poursuivi ses missions dans la maintenance des équipements lumineux de la signalisation maritime.

    Cette conférence a rencontré un franc succès tant ce métier de gardien de phare continue à fasciner le public. La chapelle était pleine avec près de 150 personnes. Même avec des bancs ajoutés en dernière minute, certains auditeurs ont du rester debout.

    Avec une grande simplicité Gérard a présenté quelques souvenirs de sa vie dans les phares, puis donné des détails sur son activité de responsable des services techniques de Lézardrieux.

    Il a beaucoup oeuvré dans le phare des Triagoz. A ses débuts les feus étaient alimentés au pétrole et le mécanisme d’horlogerie faisant tourner la lanterne avec une stricte régularité devait être remonté toutes les trois heures. Deux personnes gardaient le phare en même temps. La relève avait lieu une fois par semaine permettant de faire « monter »un nouvel effectif et d’en faire revenir un autre à terre, ainsi bien sûr que d’approvisionner le phare. Parfois le temps agité empêchait le bateau de relève de sortir de la passe de Ploumanach et c’est alors le canot de la SNSM qui assurait la relève. Aux Triagoz celle-ci était réalisée à marée basse, période à laquelle l’annexe du bateau de la relève pouvait accoster à une petite cale situéeà la base du phare.

    Lorsqu’il y avait des tempêtes, le phare vibrait, mais ne bougeait pas. La porte d’entrée était montée sur des gonds, comme une porte de saloon. Les paquets de mer entraient alors au rez-de-chaussez. Pour passer devant la porte Il fallait attendre que le premier paquet de mer se soit fracassé sur le phare pour passer rapidement avant l’arrivée du second.

    Et puis la modernisation est arrivée, l’électronique a remplacé le pétrole, les éoliennes et les panneaux solaires ont fait leur apparition. Il y eut même un projet de construction d’un ascenceur dans un phare récent, projet finanalement abandonné, que se serait-il passé si « les gardiens restaient coincés dans l’ascenceur ? »

    Enfant de fermiers bretons, Gérard s’est tourné vers le métier de gardien de phare surtout pour « ne pas se retrouver à Paris ». Il a apprécié cette vie de grands vents et d’espaces infinis. Il s’est satisfait de son côté monacal, « je suis un homme calme » nous dit-il et c’est plutôt lors des retours à terre qu’il affrontait les difficultés : la foule, l’agitation,les enfants…

    Aujourd’hui la fonction de gardien de phare n’existe plus formellement mais les équipes des phares et balises continuent à maintenir en bon état de marche non seulement des phares eux-mêmes mais aussi de toute une kyrielle de tourelles, bouées, espars qui assurent toujours la sécurité maritime.

    Une dernière anecdote en partant : un jour que Gérard avait été déposé pour une journée de maintenance sur un phare automatique, le bateau venant le récupérer n’a pas pu accoster à cause de la houle. Comme il ne voulait pas passer la nuit dans le phare qui n’était plus habité et où il n’y avait donc rien à manger, il décide de se faire passer une bouée attachée au bateau par une corde, et hop, à l’eau pour rejoindre le navire !

    La conférence annoncée dans la presse

    Exposition Râmine

    L’exposition de Râmine à la chapelle de Penvern se déroule jusqu’au 14 août 2025 ; elle est ouverte chaque jour de 15 h à 18 h 30.

    Toutes les informations sur l’exposition ici.


  • Concert « Duo Mouret Kiani » le 4 août 2025 à 20h00

    Concert « Duo Mouret Kiani » le 4 août 2025 à 20h00

    L’accordéon a encore résonné aujourd’hui dans la chapelle. Après le concert de Bogdan Nesterenko le 23 juillet dernier, c’est le duo Mouret-Kiani qui s’est produit ce soir à Penvern. Les deux musiciens se sont rencontrés à Leipzig où ils ont fait leurs études de musique et résident tous les deux.

    Jean-Baptiste est un baryton-basse, à la belle voix puissante. Il s’est d’abord initié au piano puis passé à l’accordéon dont il joue pour s’accompagner. Il a été chanteur soliste de l’opéra de Leipzig entre 2017 et 2022 avant de devenir musicien itinérant. Pouria Kiani est arrivé d’Iran en Allemagne en 2016. Violoniste et altiste il voulait se perfectionner dans la musique baroque qui n’était pas enseignée dans son pays. Il est aussi luthier et a fabriqué lui-même son alto dans son atelier en Allemagne, un alto à… cinq cordes.

    Le fil conducteur du programme présenté ce soir est une œuvre du compositeur baroque François Francoeur (1698-1787) dont les différents mouvements en sol mineur vont ponctuer la soirée et seront interposés entre des œuvres lyriques de Mahler, de Schubert et de Britten dans la même tonalité. Jean-Baptiste introduit les lieders pour les présenter au public. Ce sont souvent des poèmes mis en musique par ces grands compositeurs et magnifiquement chantés ce soir.

    Ceux de Mahler sont basés sur « Des Knaben Wunderhorn », un recueil de textes traditionnels allemands : des histoires de jeunes gens courant joyeusement à travers une forêt verdoyante ou chantant un adieu à leur bien-aimé.

    Concert du 4 août 2025 (extraits)

    On est particulièrement touché par un lied de Schubert sur un poème de Heinrich Heine (Der Doppelgänger), composé alors que le musicien voyait approcher sa fin. Malade, il décède à 31 ans, laissant une œuvre fulgurante et tellement de regrets au sujet des merveilles qu’il aurait pu composer s’il avait vécu plus longtemps. Le tragique de la situation est merveilleusement exprimé par la voix grave de Jean-Baptiste et la lancinance de l’accordéon. Quel bel hommage à Schubert !

    Les pièces de Benjamin Britten sont inspirées de musiques traditionnelles de différentes régions d’Angleterre. Leur simplicité les fait tendre à une pureté qui résonne si bien dans la chapelle.

    Pouria alterne le violon et l’alto avec talent, posant le son de ses cordes sur celui de l’accordéon. Un duo plein d’originalité tant on est peu habitué à entendre ces deux instruments cohabiter dans un programme classique. Ils ont dû pour ce faire adapter certaines partitions à leur formation instrumentale avec quelques improvisations autour des thèmes originaux.

    Nos deux troubadours ont débuté leur tournée bretonne ce soir à Penvern. Ils la poursuivent après-demain à Plestin et jusqu’au 14 août dans la région. Nous leur souhaitons d’apporter autant de bonheur à nos amis bretons qu’aujourd’hui dans la chapelle.

    Voir aussi

    Le duo sur les réseaux

    L’affiche du concert


  • Concert « Correspon’danses » de Bogdan Nesterenko le 23 juillet 2025 à 20h30

    Concert « Correspon’danses » de Bogdan Nesterenko le 23 juillet 2025 à 20h30

    L’accordéoniste Bogdan Nesterenko a de nouveau enchanté le public de Penvern ce soir après son concert de l’an passé. Il est revenu ce 23 juillet avec un nouveau programme et, toujours, son immense talent.

    C’est avec une oeuvre de Rameau que le musicien ouvre la soirée qui sera centrée sur la danse, celles de son pays, joyeuses et entraînantes, d’autres venant de Norvège ; mais aussi des pièces plus tragiques, de Dvorak et l’immense Chaconne de Bach, écrite pour le violon, transposée ici pour accordéon, à la construction mathématique en 64 variations répétées sur 256 mesures, interposant une tonalité mineure entre deux majeures, alternant la virtuosité avec la méditation. Elle a été écrite par le Maître Bach à l’occasion de la mort de sa première épouse.

    Bogdan marque un temps de silence, les yeux fermés, avant de se lancer dans ce monument de 15 minutes qui exige de son interprète autant de technique musicale que d’engagement émotionnel. Le résultat est époustouflant et laisse le public admiratif.

    Deux pièces spécialement écrites pour l’accordéon sont aussi présentées ce soir. L’une d’un compositeur ukrainien, l’autre, plus contemporaine s’intitule « Guernica, 26 avril 1937 ». Ecrite par un compositeur espagnol, elle fait bien entendu référence au bombardement de la ville espagnole de Guernica par l’aviation des forces nazies et mussoliniennes en 1937. La composition évoque dans ses mouvements rapides la brutalité des bombes déversées par les avions félons et dans ses moments plus intimistes, la dévastation qui en résultat.

    Entendre ce soir un accordéoniste ukrainien dont le pays est envahi par son voisin, jouer une pièce dédiée à Guernica, symbolise tristement la permanence de la barbarie du monde. Comme souvent, la musique essaye de panser les plaies.

    Bogdan est non seulement un musicien flamboyant mais il est aussi un bon pédagogue, prenant le temps de nous expliquer le fonctionnement de son accordéon « Bayan » (ou accordéon de concert), 17 kg de mécanismes métalliques sophistiqués, et de nous présenter les oeuvres jouées ce soir.

    Après un « bis » de Rameau, Bodgan reste un bon moment pour partager avec le public. On l’entend même parler ukrainien avec des compatriotes venus ce soir à la chapelle. Certains spectateurs qui assistaient au concert de Ploubezre hier sont revenus à Penvern aujourd’hui. C’est dire le succès de cet artiste attachant.

    Voir aussi

    https://bogdan-nesterenko.com


  • L’exposition Râmine dans Ouest-France

    L’exposition Râmine dans Ouest-France

    Un article dans Ouest-France du 17 juillet 2025 sur l’exposition Râmine.