Trobairitz est le féminin de troubadour, du verbe occitan trobar : trouver. Trobairitz est donc celle qui trouve les bons mots pour composer des chansons comme ils l’ont illustré cesoir avec ce beau concert.
Concert Trobairitz (24/08/2024)
« Dames de Cœur » est dédié à ces femmes poétesses, oubliées de l’Histoire mais fort présentes dans le monde courtois et aristocratique des XIIe et XIIIe siècles en Occitanie. Bien que certaines d’entre elles aient été à la fois poétesses et compositrices, aucune des mélodies associées à ces textes ne nous est parvenue. Ingrid Blasco a donc composé des musiques originales pour chacune des poésies qui comptent ce carnet courtois, dont les pages continuent de nous émouvoir au plus profond, malgré les siècles nombreux qui nous séparent de leurs autrices. Ces pièces chantées côtoient des pièces instrumentales médiévales, souvent anonymes, certaines échappées du Manuscrit du Roi, dépoussiérées par les influences de chacun des musiciens.
Pendant plusieurs jours, le festival propose une programmation diversifiée avec de la musique de chambre, de la danse, de la médiation culturelle, des ateliers pour enfants et des rencontres avec nos artistes français d’excellence.
Le Festival Cordes en Trégor est l’occasion de découvrir de nouveaux talents et de savourer des concerts de qualité dans un cadre unique. Les organisateurs du festival mettent un point d’honneur à proposer une programmation éclectique et accessible à tous, afin que chacun puisse trouver son bonheur et passer un moment inoubliable.
Mais c’est aussi l’occasion de promouvoir le patrimoine du Trégor de la plus belle et mélodieuse des manières.
Dans le cadre de la troisième édition du festival, se déroulant du 11 au 15 août 2024, la chapelle de Penvern aura la chance de recevoir un duo de violoncellistes français à la carrière internationale et deux jeunes, violoniste et altiste, à l’orée de leur carrière… des jeunes artistes d’excellence dans un lieu unique…
Le concert
Très beau concert donné ce soir par des musiciens d’une désarmante jeunesse mais d’une remarquable virtuosité, ils sont enthousiastes, souriants et pédagogues. Entre Bach et Offenbach ils nous font découvrir des compositeurs moins célèbres qui bousculent un peu nos oreilles avec des sons plus contemporains.
Alessandro Rolla (1757-1841), compositeur, chef d’orchestre et virtuose du violon qui fut le professeur de Paganini, et amena de nouvelles techniques pour le violon et l’alto. Ses oeuvres nécessitent une grande maîtrise de l’instrument à cordes pour jouer beaucoup d’aigüs « pour notre plus grande difficulté » précise le violonisteen souriant . Mais aussi Rebecca Clarke (1886-1979), compositrice et violoniste britannique, qui écrit son duo en 1918 pour piano et alto, pièce retranscrite ici pour violoncelle et alto.
La chaconne de Bach, plus classique, demande la même virtuosité dont s’acquittent les interprètes avec un égal bonheur.
Offenbach (1819-1880), compositeur et violoncelliste, écrivait des pièces pour ses élèves en les classant par niveau de difficulté. Instrumentiste de grand talent il fit lui aussi évoluer la technique du jeu, notamment sur la gestion des aigüs sur le manche. Ce Duo op 54 pour violoncelles est classifié « très difficile » et il l’est manifestement.
Emporté par l’allégresse de ces jeunes musiciens, le public de la chapelle leur fait un triomphe, mesurant l’immense travail qu’ils ont assumé pour jouer ces oeuvres complexes avec un tel talent.
Programme
Jean-Sébastien BACH, « Chaconne » pour violon et violoncelle
Jacques OFFENBACH, duo No. 2 Op. 54 pour deux violoncelles
Alessandro ROLLA, Duo Concertant pour violon et alto No.3 Op. 12
Rebecca CLARKE, « Deux pièces pour alto et violoncelle »
Bach – Suite dansée BWV 1007 (Jérémy Garbarg & Auxane Chauveau), enregistré en live au Festival Cordes en Trégor à la Chapelle Sainte-Anne de Lannion, le 10 août 2023.
Notre trio de douceur est revenu cette année à Penvern. Le concert jazz-folk donné était assez similaire à celui de 2023, l’enthousiame et la bonne humeur des musiciens n’ont pas varié. Comme ils l’expliquent entre les morceaux joués, l’idée est de semer « les petits cailloux » du bonheur sur les routes de Bretagne, et c’est réussi.
Poésie et tradition inspirent ce trio virevoltant de multiinstrumentistes tous de blanc vêtus. Et toujours ils chantent la liberté, celle d’Eluard et de son célèbre poème éponyme, celle de Michel Legrand composée pour les amoureux et celle d’Oscar Peterson, le pianiste et compositeur canadien qui écrit « Hymn to Freedom » :
When every heart joins every heart and together yearns for liberty, That’s when we’ll be free. When every hand joins every hand and together moulds our destiny, That’s when we’ll be free. Any hour any day, the time soon will come when men will live in dignity, That’s when we’ll be free. When every man joins in our song and together singing harmony, That’s when we’ll be free.
Hymn to Freedom (Oscar Peterson)
Un très joli concert qui a enchanté les spectateurs de Penvern ce soir.
Mais après cet instant hors du temps dans la chapelle, il faut charger le camion…
Comme on n’arrive pas à se quitter ainsi, on se retrouve ensuite au bar de la plage pour parler de… liberté et apprendre que Cécile et Jean sont associés dans un autre trio, le Trio Fragment, avec un saxophoniste allemand de jazz : Andreas Gummersbach. Ensemble ils ont fait revivre Barbara dans un univers franco-allemand. C’est Barbara qui avait créé cette incroyable ode à la réconcilation entre les ennemis héréditaire, Göttingen !
A peine vingt après cette terrible guerre mondiale qui dévasta l’Europe, Barbara qui dut se cacher à Paris durant l’occupation allemande du fait de sa religion juive, présentait un concert dans la ville de Göttingen et fut frappée par la gentillesse d’étudiants locaux qui lui trouvèrent le piano à queue dont elle avait besoin. Elle composa Göttingen sur un coin de table qu’elle improvisa le dernier jour de sa série de concerts dans la ville. Cette chanson est devenue par la suite l’un des symboles artistiques de cette réconciliation qui allait mettre du temps à se consolider et bouleversa tellement les âmes de ces deux peuples.
Ô faites que jamais ne revienne Le temps du sang et de la haine Car il y a des gens que j’aime A Göttingen, A Göttingen
Et lorsque sonnerait l’alarme S’il fallait reprendre les armes Mon cœur verserait une larme Pour Göttingen, pour Göttingen…
Le Trio Fragment a monté un spectacle basé sur les chansons de Barbara qu’il a présenté en France et en Allemagne, et même à Jérusalem, 50 après la création de Göttingen, 70 ans après la paix entre les deux pays. Et c’est à cette occasion qu’ils ont recueilli les réactions souvent bouleversantes des spectateurs français ou allemands, les descendants de ceux qui se sont battus si sauvagement durant trois guerres.
Emus par l’intensité des sentiments déclenchés par leurs concerts, ils ont distribué papiers et crayons aux spectateurs pour qu’ils écrivent leurs âmes. Et ils en ont fait un livre qui accompagne le CD. Beaucoup des réflexions des publics se réfèrent au passé tragique entre France et Allemagne mais surtout à la réconciliation durable intervenue depuis, portée aussi par les mots de Barbara si poétiquement chantés par le Trio Fragment.
Les enfants, ce sont les mêmes, à Paris ou à Göttingen
Soanny Fay a prséenté ce soir à la chapelle de Penvern ses sept élèves qui, accompagnées au piano par Sophie Pornin, ont interprété des pièces du répertoire classique en rapport avec l’eau. Souvent en solo, parfois en duo, elles ont déroulé un joli programme qui s’est terminé sur la Barcarolle d’Offenbach.
En guise de bis, l’ensemble des chanteuses et Soanny sont revenus sur la scène pour reprendre la Barcarolle avec le public enchanté de ce joli moment.
Les chemins qui vont à la mer sont inspirants, et le répertoire lyrique évoquant les flots, les fleuves, les rivières, l’onde, l’océan, les tempêtes, les rives et les lagunes ont fait rêver Britten, Schubert, Fauré, Bizet, Duparc, Vivaldi, tosti, Haendel…
Un voyage lyrique en escale à la chapelle de Penvern à Trébeurden.
Ce concert d’airs et ensembles d’opéra et de mélodies clôture une master class de chant lyrique avec la soprano Soanny Fay de l’opéra de Paris et la pianiste Sophie Pornin.
Ingrid Blasco à la vielle à roue, Mathias Mantello aux percussions, Martine Meunier au chant et Gwen Tual à la guitare, le quatuor « Diogo » se présente comme un maillon dans la transmission de musiques anciennes et populaires vers les générations futures.
Ils proposent un programme de musiques du monde et mettent plus particulièrement à l’honneur les musiques du pourtour méditerranéen.
Dans ce beau programme, on retrouve des consonances mélodiques en provenance du Moyen-Orient, du Maghreb, des Balkans, d’Europe Occidentale, un florilège des cultures musulmanes, Séfarades et chrétiennes de l’Espagne du Moyen Âge.
Diogo est très heureux de vous présenter ce concert humaniste, expression d’un métissage entre musiques de différentes cultures.
Un concert envoûtant donné ce soir
Ingrid, Martine, Mathias et Gwen ont interprété ce soir une musique ancienne originale, inspirée le plus souvent de la tradition sépharade qui a infusé le pourtour de la mer Méditerranée suite à l’expulsion des Juifs d’Espagne au XVe siècle.
La tonalité est orientale, plutôt mélancolique, parfois déchirante. Et même lorsqu’Ingrid annonce une pièce composée à partir d’une berceuse que lui chantait sa grand-mère, on croit reconnaître les senteurs d’Orient.
Les musiciens sont attentionnés et souriants sur leurs instruments étranges qu’ils se font un plaisir de nous présenter après le concert. Gwen est luthier et a confectionné lui-même sa guitare baroque (8 cordes), le bouzouki (10 cordes) et le babil (12 cordes, mais seulement 11 sont activées nous précise le percussionniste). Mathias marque le rythme avec ses baguettes ou ses mains frappant sur des peaux tendues sur une armature en cercle. Il utilise aussi ses « crotales », trois petites pièces de métal doré de forme ronde qui, frappées avec une baguette, émettent un son cristallin qui tournoie dans l’écho des arches de la chapelle.
Diogo – les 3 « crotales » du percussionniste
La vielle « à roue » émet un son de base de notes fixes, similaire à celui d’un harmonium, sur lequel s’ajoutent des notes comme issues de l’archet d’un violon, mais jouées avec des touches qui étendent les cordes pour monter dans les aïgus. Mathias nous ouvre l’instrument et nous montre la roue -archet qui frotte les cordes activées par des touches et celles qui restent fixes sur les côtés. Parfois d’ailleurs, Ingrid ouvre la boîte durant un morceau pour caresser les cordes directement avec ses doigts et en tirer des arabesques dissonantes pendant que Gwen remonte le manche de sa guitare en grincant avec son médiator donnant une allure contemporaine à cette musique médiévale.
Ingrid Blasco (Diogo) – vielle à roue
Martine chante les poèmes et légendes si subtilement mis en musique qui mêlent les origines, les religions et les cultures. Elle psalmodie les paroles sur les mélodies parfois lancinantes jouées par ses compères troubadours. Elle est parfois accompagnée par Mathias. On n’identifie pas toujours la langue dans laquelle sont récités les textes mais on apprend qu’ils racontent des souffrances de la vie, l’amour, la tristesse, l’éloignement. « La musique sépharade est souvent triste » nous précise Ingrid avant le rappel pour ceux qui n’auraient pas encore senti la nostalgie de l’exil dans ces notes douloureuses.
Une très jolie soirée où les effluves du passé et de l’Orient sont venues se mêler musicalement au vent du grand Ouest de Penvern.
Virtuose ukrainien de l’accordéon, Bogdan nous emmène hors des sentiers battus pour un concert unique et exceptionnel des « Quatre Saisons » de Vivaldi.
Concertiste renommé, de la puissante « Toccata et fugue en ré-mineur » de Bach au vertigineux concerto « Hiver » des « 4 Saisons » de Vivaldi, en passant par l’impressionnante transcription des « Tableaux d’une exposition » de Moussorgski… Bogdan redonne des couleurs inédites aux plus grandes œuvres classiques. C’est ensuite que la promenade prend un accent slave : les spectateurs naviguent entre les rythmes dansants et nostalgiques amenés de l’Ukraine natale du musicien.
Bogdan Nesterenko se produit régulièrement sur les scènes et dans les festivals prestigieux en Europe. On peut l’entendre sur les ondes de France Musique, BBC Radio ou sur CultureBox.
Le concert de Penvern ce soir a été époustouflant.
Par suite d’une extinction de voix de sa chanteuse, Capriol & Cie est contraint d’annuler le concert qui était prévu ce soir.
Nous sommes désolés de cette mauvaise nouvelle pour les spectateurs qui avaient prévu d’assister au concert.
Pour ceux qui ne liraient pas cette annonce à temps et qui se rendraient quand même sur place nous organiserons une visite nocturne de la chapelle afin qu’ils ne se soient pas déplacés pour rien.
Nos amis musiciens indiens qui avaient délivré une très belle prestation musicale l’an passé nous ont fait le plaisir de revenir à la chapelle le samedi.
Shahid au Tabla, Ayan au Sarangi et Arbaz au Santoor… venus d’inde pour une tournée européenne, ces musiciens indiens nous font l’honneur d’une représentation au sein de la chapelle de Penvern. Ils représentent la neuvième génération de musiciens qui jouaient autrefois à la cour royale des Maharadjas de Jodhpur. Leur formation promeut la musique sacrée dans un esprit d’ouverture à toutes les confessions, diffusant un message commun de partage, de paix et d’harmonie… un beau voyage mélodique et humain.
Le Pardon de Penvern s’est déroulé ce dimanche 12 mai 2024 à la chapelle de Penvern. Il a rencontré un franc succès sous un ciel ensoleillé. Après un petit mot d’introduction prononcé par Pierre au nom de l’Association des amis de la Chapelle la messe a été célébrée à 11h00 par le vicaire Paul Hervé.
Toutes les générations étaient représentées, notamment les plus jeunes, des enfants courraient entre les bancs durant la célébration et d’autres babillaient dans les bras de leurs parents.
Une citation de Jean Le Guen, le regretté fondateur de l’association a été méditée par tous.
Cette très vieille coutume consiste à réunir les villageois une fois par an pour partager un moment festif qui avait pour but : – se parler, – évoquer les problèmes de l’année, – discuter des litiges, – se réconcilier, – et pardonner.
Un « bon sens paysan » qui fait écho aujourd’hui dans notre monde troublé.
Le pot de l’amitié a été servi à l’extérieur pour un sympathique moment en commun.
En feuilletant le livre d’or papier mis à disposition dans la chapelle on se retourne sur treize années de visites et d’impressions laissées par nos visiteurs. Les appréciations sont en diverses langues, français bien sûr, mais aussi allemand, néerlandais, breton…
Elles marquent la satisfaction de tous devant la découverte de ce trésor du patrimoine religieux breton. On trouve aussi d’émouvantes prières à Marie, Sainte patronne de Notre-Dame de Citeaux qui inspire souvent sa spiritualité aux visiteurs.
En voici quelques bonnes pages.
Nous avons désormais aussi un livre d’or numérique disponible ici :
La chapelle Notre-Dame de Citeaux figure en bonne place dans l’annuaire du Patrimoine des communes des Côtes-d’Armor (Collection Le Patrimoine des Communes de France – FLOHIC EDITIONS, mars 1998, page 832 du tome II).
Sous la photo de la Vierge à l’Enfant on peut lire :
Cette Vierge couronnée est aussi invoquée sous le vocable de Notre-Dame du Bon Secours. Son pardon, qui a lieu le dimanche de l’Ascension, fait encore l’objet d’une grande ferveur religieuse.
Des recherches historiques menées de façon continue par les membres de l’association ont permis de tracer l’histoire d’un vitrail créé par le maître-verrier Albert Échivard (1866-1939) pour la chapelle de Penvern. Son fils Maxime (1892-1914), lui aussi artiste verrier suivant des études aux Arts décoratifs, a été tué au cours de la bataille de la Somme en 1914 à 22 ans lors de la 1ère guerre mondiale. Albert va ensuite consacrer son oeuvre pour conserver la mémoire de son fils tombé au champs d’honneur, parmi tant d’autres.
Echivard représente son fils dans ses vitraux, mêlé à l’imagerie religieuse, pour maintenir l’image du fils défunt. L’un d’eux est posé dans la chapelle de Penvern sur lequel le visage de Maxime est représenté entre les deux donatrices, Élisabeth de Belgique et Marie de Roumanie. Maxime avait visité Penvern au début des années 1910.
En 1923, Albert réalise le premier vitrail spécifiquement consacré à la mémoire de son fils. C’est dans une petite chapelle de Trébeurden, dans le hameau de Penvern (Côtes d’Armor) qu’est posé ce vitrail, là même où Maxime est venu en 1911 et 1912, comme l’indique l’une des inscriptions. Entre les deux donatrices, Élisabeth de Belgique et Marie de Roumanie dont le maître-verrier a vraisemblablement reçu le soutien personnel, s’élève le calvaire de Penvern sur lequel est attaché par deux anneaux un linge rouge portant le portrait de Maxime. La représentation en est très fidèle, quasiment photographique. Le vitrail est intitulé « Compassion » ou « Les Saintes femmes au calvaire de Penvern ». Entre les deux reines, sur le tombeau que surmonte le calvaire de Penvern, on peut lire l’épitaphe de Maxime : « Maxime Échivard (1892-1914). Élève des Arts Décoratifs. Sergent au 117e R.I. 11e C. Tombé pour le génie latin : sa beauté, sa tradition. Fidèles et touristes, dans vos prières, souvenez-vous de lui. »
Littéralement, c’est un tombeau figuratif qu’édifie ici le maître-verrier à son fils, qui peut signifier peut-être l’acceptation de sa mort. La représentation du visage sur un linge qui rappelle clairement le voile de Véronique et identifie le défunt au Christ, tandis que des lys blancs courant le long du calvaire, l’associent à la fois à l’innocence et au deuil. Peut-être l’année 1923 a-t-elle été aussi celle de la découverte du corps, permettant plus facilement une acceptation de la mort qui fut refusée à tous les parents de soldats portés disparus. Toujours est-il que c’est ensuite sur l’ancien champ de bataille, à l’endroit où Maxime est tombé que l’artiste va poursuivre l’expression de ses sentiments douloureux.
Un visiteur résidant en Suisse nous a adressé il y a quelques années une photo d’une aquarelle dessinée en 1940 pour son grand-père par un architecte des monuments historiques, Georges-Robert Lefort (1875-1954). On y remarque la cloche unique, touours solitaire aujourd’hui.
La notice biographique de M. Lefort disponible sur le Centre d’archives d’architecture contemporaine au biut du lien : cité de l’architecture.
Notre chapelle de Penvern avec sa nouvelle et robuste toiture n’a pas souffert de la tempête Ciaran.
Hélas, ce n’est pas le cas d’autres édifices et maisons de la région et notamment la chapelle du Yaudet dont la toiture a été sévèrement endommagée.
Les dégâts du Yaudet, qui sont visibles sur la photo ci-dessous (source Le Trégor), dévoilent sa charpente et nous renseignent sur la structure qui devait être celle de notre chapelle de Penvern avant qu’elle ne soit reconstruite en 1959.
Source : Le Trégor
Nous y découvrons en effet les dessous d’une charpente en coque de bateau inversée :
Celle-ci suit la forme arrondie des aisselliers ;
Les fermes, arbalétriers, pannes et la poutre faîtière en treillis paraissent assez souples ;
Les pièces de bois sont sommairement travaillées en comparaison de celles des charpentes actuelles.
Nous espérons de tout cœur que la chapelle du Yaudet sera rapidement réparée.
Le 29 octobre l’ensemble « trobairitz » s’est produit à la Chapelle et mis en lumière les poétesses du Moyen Age, un peu les oubliées de l’histoire. Elles étaients pourtant présentes dans le monde courtois et aristocratique des XIIe et XIIIe siècles en Occitanie.
Bien que certaines d’entre elles aient été à la fois poétesses et compositrices, aucune des mélodies associées à ces textes n’ont été retrouvées. C’est ingrid Blasco qui a écrit spécialement les musiques pour chacune de ces poésies. Une place est faite également à Christine de Pizan, autrice reconnue depuis les années 1970 et dont les textes, écrits vers 1406, proviennent du manuscrit de la reine et offert à la reine de France, Isabeau de bavière en 1414.
Trobairitz est le féminin de troubadour, du verbe occitan trobar « trou-ver », c’est à dire celles qui trouvent les bons mots pour composer des chansons.